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  Les résultats

L'explication des résultats obtenus se fera en deux temps.
Dans un premier temps, une explication sera fournie sur la manière dont nous avons obtenu nos courbes à partir des informations provenant des capteurs et reçues à l'aide d'un logiciel fourni par le CNES (les points de 1à 3).
Puis, nous présenterons les réultats tout en les commentant le mieux possible (les points de 4 à 7).

  1. Conversion nombre - tension
  2. Étalonnage du capteur de pression
  3. Étalonnage des capteurs de température
  4. Courbe de pression obtenue
  5. Courbe d'altitude obtenue
  6. Courbes de température obtenues
  7. Compléments d'information

 

La conversion nombre - tension

Chaque valeur réceptionnée est un nombre allant de 0 à 255. Cela vient du fait que l'émetteur kiwi numérise les tensions qui sont à ses entrées pour les émettre. Ces tensions vont de 0 à 5 Volts donc, pour reconvertir le nombre reçu par l'émetteur en la tension aux bornes du capteur, il faut effectuer l'opération suivante :

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Etalonnage du capteur de pression

L'étalonnage du capteur de pression (MPX4115AP) est tel que, pour une tension réceptionnée, la pression est la suivante :


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Etalonnage des capteur de température

La courbe d'étalonnage des deux capteurs de température, effectuée au siège de Planète Science de Ris-Orangis, est la suivante :



Pour pouvoir, d'après la valeur de tension récupérée lors du vol, retrouver la température qui lui correspond, il faut tout d'abord trouver une équation à cette courbe. Pour obtenir cette équation, la méthode utilisée fut de faire l'approximation de la courbe par trois droites.



On voit bien, d'après la courbe ci-dessus, qu'il est important d'utiliser trois droites pour se rapprocher de la courbe d'étalonnage, car avec une seule droite, l'approximation est trop grande.

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La pression obtenue

La courbe de l'évolution de la pression obtenue au cours du vol de notre ballon est la suivante :



Temps :
Remarques :
De 0:00
à 0:15
Nous remarquons que la pression est stable durant un quart d'heure pour diminuer ensuite. Ce quart d'heure n'est autre que le temps mis à lancer le ballon. En effet, nous avons mis en route le circuit bien avant le lancer, car le bouton d'interrupteur du circuit était à l'intérieur. Il fallait donc l'enclencher avant de refermer le couvercle.
De 0:15
à 1:15
Le vol de la nacelle commence donc au temps 0:15. On remarque que la courbe diminue, et se stabilise après une heure de vol. Cela vient du fait que la pression diminue lorsque l'altitude augmente.
De 1:15
à 2:29
La pression reste stable pendant un peu plus d'une heure (1h15 environ). Cela ne vient évidemment pas du fait que le ballon a terminé son ascension et reste à la même hauteur, mais c'est à cause de l'étalonnage du capteur de pression. En effet, la pression minimale détectée sera d'environ 106 hPa avec ce capteur. Le calcul est simple : la tension du capteur baisse en même temps que la pression. Si la tension est à 0V, c'est le minimum que l'on puisse avoir, et cette tension correspond à une pression de :
De 2:29
à 3:00
Ensuite, la pression remonte : c'est la descente du ballon. On peut aussi remarquer que la descente s'effectue beaucoup plus rapidement que la montée, car la variation de pression dans le temps est plus faible lors de la montée que lors de la descente.

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L'altitude obtenue

L'altitude du ballon a été calculée à partir de la valeur de la pression. En effet, la pression varie avec la hauteur. La courbe de cette évolution est visible avec la figure suivante.




Le calcul de l'altitude est effectué grâce à la courbe de la pression par rapport à l'altitude (courbe bleue). Le résultat est le suivant :



Temps :
Remarques :
De 0:00
à 0:15
De même que la pression, le lancer n'est pas encore effectué. L'altitude est donc nulle, et ne varie pas.
De 0:15
à 1:15
C'est l'ascension du ballon. Durant cette première heure d'ascension, le ballon a atteint une altitude de 15 km. On peut donc dire que la vitesse d'ascension moyenne pour cette première heure est de 15 km/h (4,2 m/s).
De 1:15
à 2:29
Pour les raisons similaires à la pression, l'altitude est limitée. On ne peut donc pas obtenir l'altitude du ballon lorsque celle-ci dépasse les 15km.
De 2:29
à 3:00
La descente du ballon est déjà commencée depuis un moment lorsque l'on retrouve enfin une valeur de pression.
Lors des 10 minutes qui ont suivi le retour des valeurs du capteur de pression, la descente s'est effectuée à une vitesse de 34 km/h (9,4 m/s), alors que la vitesse moyenne de la descente, toujours après le retour des valeurs du capteur, est d'environ 25 km/h (6,9 m/s). Les 5 dernières minutes avant de perdre la communication avec la nacelle, la vitesse de descente n'était plus que de 16,5 km/h (4,6 m/s).
Nous avons perdu la communication avec la nacelle lorsqu'elle a atteint une altitude inférieure à1.6 km. Cela vient du fait qu'elle est passée au-dessous de la ligne d'horizon. De ce fait, les ondes envoyées pas l'émetteur ne pouvaient plus se propager jusqu'à notre récepteur.

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Les températures obtenues

Les courbes de température intérieure et extérieure obtenues lors du vol sont les suivantes :



On peut tout d'abord remarquer que la température extérieure diminue dès le début du lancer (qui a commencé après 15 minutes). Au bout de 45 minutes de vol environ (au temps 1:00), on voit que la température remonte, pour rester pratiquement stable à -48, -49 °C, entre les temps 1:15 et 1:35. Cela signifie que le ballon se situe alors dans la couche intermédiaire entre la troposphère (la couche de l'atmosphère dans laquelle nous vivons) et la stratosphère : la tropopause. En effet, la température dans cette couche intermédiaire y est stable. En France, cette couche se situe environ à 15 km d'altitude, mais peut varier suivant les conditions atmosphériques et climatiques. Ici, l'altitude de notre nacelle lorsque la température se stabilise est bien de 15 km environ. Mais normalement, la température ne devrait pas, contrairement à nos résultats, remonter avant de rester stable, avant d'arriver au niveau de la tropopause. Mais là, ce n'est pas le cas. Sans doute est-ce dû à un phénomène de tropopause multiple.

A la sortie de la tropopause et donc en entrant dans la stratosphère, la température que subit notre nacelle remonte.

Au bout de 2 heures de vol (au temps 2:15), on remarque que la température chute brusquement, pour remonter après 2h20 de vol et avoir atteint pratiquement -60°C. On peut donc en déduire que c'est à la suite d'une montée qui a duré 2 heures que le ballon, chargé en hélium, a fini par exploser sous l'effet de ce gaz qui augmentait sans cesse de volume, à cause de la pression qui diminuait lors de l'ascension. Puis, après l'explosion du ballon, la descente s'est amorcée, et la température est donc passée par les mêmes phases que lors de la montée, mais plus rapidement.

La température à l'intérieur de nacelle quant à elle n'a pas beaucoup évoluée. On la voit diminuer brutalement un peu après l'explosion du ballon. Ceci étant sûrement dû à la vitesse élevée de la chute de la nacelle et aux courants d'air qui y rentrent.

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Compléments d'information



Finalement, même si on n'a pas pu récupérer l'altitude à laquelle le ballon a explosé, on peut quand même tenter d'en faire une approximation. En effet, nous savons à peu près à quel instant cela a eu lieu. De plus, la vitesse d'ascension du ballon semble être à peu près linéaire (même si ce n'est pas le cas, car elle aurait plutôt tendance à se réduire dans la stratosphère). On connaît déjà la vitesse d'ascension durant la première heure avec la courbe d'altitude. Le résultat est d'environ 15 Km/h. Puisque le vol a duré 2 heures environ (voir l'explication dans le paragraphe sur la température extérieure), on peut émettre l'hypothèse que le ballon a atteint une altitude d'environ 30 Km avant d'exploser.

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Dernière mise à jour le : Lundi 2 mars 2005 © Gégé